Marie-Josée Houle (régie), Mathieu-Philippe Perras (William), Éric Trottier (Fred-Gilles), Emanuelle Lussier-Martinez (Noéma), Anne Marie Riel (metteure en scène) et Marc-André Boyer (Rock). (Photo: Louis Charron)
Les mots de Daniel Danis joués à l'Espace René-Provost
Anne-Marie Riel met en scène le texte de théâtre lauréat du Prix du gouverneur général 2007, Le chant du Dire-Dire, de Daniel Danis, du 9 octobre au 8 novembre.
Cette touchante et introspective œuvre n'est pas la première que mettra en scène Anne-Marie Riel (Le Pont de Pierre en 2005 et Sous un ciel de chamaille en 2007), qui avoue posséder une complicité artistique avec Daniel Danis, ce qui lui permet d'entrer dans son univers à pieds joints et d'y extirper toutes les essences.
Le chant du Dire-Dire présente William, Fred-Gilles, Noéma et Rock, quatre enfants adoptés par les mêmes parents, qui devront survivre à la mort de ces derniers en étant adultes. Les trois frères auront à surmonter leur propre peine tout en essayant de sauver leur sœur, qui elle, s'est perdue dans une valse intérieure. «Elle amène une dimension à la pièce, une métaphore, celle de l'éveil de la conscience de l'humanité, qui s'éveille et s'endort», explique Anne-Marie Riel, qui admet que la trame du texte rejoint son cheminement personnel et touchera profondément les gens.
Ce qui caractérise le quatuor endeuillé (interprété par quatre jeunes comédiens) est qu'avant leur perte, il ne parlait pas. «Les personnages surgissent de leur silence, la prise de parole arrive comme un torrent. Ils sont dans l'éveil.» Cette parole prendra vie dans leurs oreilles et leur cœur à travers le Dire-Dire, un objet fabriqué par leur défunt père.
Ce qui distingue aussi les orphelins est cette naïveté toute innocente par laquelle Danis Danis a pu insérer des touches humoristiques. Ces moments captés par Anne-Marie Riel jetteront un peu de lumière sur un ensemble complexe chevauché par deux temporalités, le futur et le présent.
Un conte onirique
Anne-Marie Riel tenait à ce que la production soit la plus proche possible du public, physiquement et mentalement. Les comédiens s'adresseront directement aux spectateurs, dans leur bulle, grâce à la proximité qu'amène une salle aussi unique que l'Espace René-Provost. Ainsi, les mots dévoileront leurs charmes davantage…
«C'est un texte magnifique au départ, un grand texte très beau à entendre. Il pose les grandes questions de l'amour fraternel, de l'amour inconditionnel des humains. On passe du rire aux larmes d'un coup», précise la metteure en scène qui pourra aussi compter sur l'accordéon de Jean-Marc Lalonde pour romancer le tout. Représentera-t-il l'esprit du père qui entraînera ses enfants dans la danse de la réconciliation existentielle?
Les représentations auront lieu du 9 octobre au 8 novembre, du jeudi au samedi, à 20h, et les dimanches 26 octobre et 2 novembre à 15h. Les billets (25$) pour les adultes, 22$ pour les aînés et 10$ pour les étudiants, sont en vente au Centre culturel du Vieux-Aylmer (120, rue Principale) du lundi au vendredi, de 9h à midi et de 13h à 20h et les samedis et dimanches, de midi à 16h, au Théâtre de l’Île (1, rue Wellington) du lundi au samedi, de midi à 20h30, à la billetterie de la salle Jean-Despréz, du lundi au vendredi, de 8h30 à 11h et de midi à 16h. Il sera aussi possible de se procurer les billets à l’Espace René-Provost une heure avant le début de la représentation.